besoin en protéine du chat

Estimer le besoin en protéine du chat

La notion de complexité est, un peu à l’instar de la propreté, très personnelle. Les rations ménagères sont réclamées par des propriétaires ou représentent le Gold Standard, c’est-à-dire la meilleure option diagnostique de suspicion d’intolérance ou d’allergie alimentaire, le meilleur régime d’éviction, permettant les tests de provocation.

Correctement suivie, et pour peu que l’on trouve les ingrédients tolérés, c’est une solution qui peut permettre une guérison, et donc l’arrêt de tout traitement médical à long terme. C’est aussi une solution qui est incontournable dans 16% des cas d’allergies environ, le chat ne supportant pas les aliments industriels en général. MAIS…


besoin en protéine du chat

Ce que révèlent les dernières études sur le besoin en protéine du chat

De nombreuses études sont disponibles pour estimer le besoin minimal en protéines du chat. Elles sont basées sur différents critères. Mais le plus souvent, sur la mesure de la balance azotée*, ou sur la croissance chez le chaton. Ces études montrent un besoin minimal très bas, pour tout dire assez surprenant pour un carnivore.

Une étude récente (Laflamme et al., J. Fel Med Surg, 2013;15(8):691-697) montre qu’il y a une différence majeure entre le besoin en protéines minimal pour maintenir l’équilibre azoté* (environ 1,5 g de protéine / kg de poids corporel) et pour maintenir la masse maigre**(entre 5,2 et 6 g protéine/kg de poids, et selon une publication encore plus récente (ESVCN, Proceedings 2013) du chat adulte.

Ca n’a l’air de rien, et cela confirme certaines données antérieures. Cela doit nous rappeler que le minimum n’est pas l’optimum.

Il faudra encore d’autres études pour confirmer cet objectif. De plus, la prise en compte de la digestibilité des protéines et des acides aminés limitants est nécessaire.

Mais ce résultat va également dans le sens d’autres publications récentes sur les choix alimentaires du chat (Hewson-Hughes et al., J Exper Biol, 2011;214:1039-1061), qui se tourne vers un apport calorique composé à 52% de protéine, 36% de lipide et 12% de glucides, soit entre 6,5 et 9 g de protéine/kg de poids.

Cela doit nous faire penser que quand des données scientifiques vont à l’encontre de la biologie, il faut se demander : le paramètre mesuré est-il le bon ? Le maintien de la masse maigre d’un chat adulte semble un meilleur reflet que la seule balance azotée… en attendant d’autres données !

Qu’est-ce que la balance azotée ? ou l’équilibre azoté ?

Dans l’organisme, tout l’azote est sous forme de protides (protéines, acides aminés, catabolites du métabolisme azoté comme l’urée…). Comme l’azote n’est pas censé être stocké, l’organisme adulte est en équilibre quand la quantité totale d’azote qui entre (consommé via l’alimentation) égal la quantité d’azote qui sort (mesuré dans féces+urines+poils qui tombent…) . La balance azotée est négative quand plus d’azote est sorti qu’entré -ceci est considéré délétère ; elle est positive dans le cas contraire ; elle est nulle quand autant d’azote est entré et sorti -ceci est considéré comme correspondant au besoin minimal.

Qu’est-ce que la masse maigre ?

C’est la partie de l’organisme qui n’est pas le tissu gras -il s’agit donc des muscles, des liquides circulants…-.

Dr Vet Géraldine Blanchard

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